Orgibet 3 et 4 octobre


Nous voici à Orgibet, magnifique vue sur les montagnes, des grands arbres et des chouettes pour nous accueillir ainsi que des humain.es très chouettes elles aussi! C’est l’association « Un pan de culture » qui nous a invité, notamment Elodie qui est notre hôte. Elle était déjà venue voir l’équipe de la roulott’spectacles à St Lizier et ça faisait un bout de temps que l’idée d’amener la roulotte chez elle, était né dans son esprit. Alors c’est avec joie qu’elle nous accueille, c’est très chaleureux, on se sent vraiment attendu.es, et ça, ça nous fait le plus grand bien.
On partage le repas, on se couche tôt (surtout que dans l’équipe, on a un dos en vrac et un autre corps pas beaucoup plus en forme, on sent que le reste de la tournée a un peu usé les artistes) et nous voilà arrivé.es au premier spectacle « Coronille t’es toi! », une musique de cirque, une arrivée en fanfare, voilà que Coronille s’empêtre dans ses cadres, un chien lui fonce dessus (chaussettes de son petit nom),et petit à petit, une plongée plus intime, plus profonde, Coronille nous ouvre les portes de son histoire, le public est attentif, bien présent, peu nombreux mais l’écoute est là.
La pluie n’a pas du aider le public à se motiver à venir pourtant, tout le monde est au sec, les parasols se sont transformés en parapluie et à part la comédienne, personne n’est mouillé!


Les gradins se remplissent un peu plus pour le deuxième spectacle « Renée renaît », le public rit aux jeux de mots de ce personnage excentrique, le lien se crée entre le public et Renée et petit à petit, les spectateur.rices entrevoient les failles, les faiblesses, les doutes de ce personnage plus complexe qu’il n’y parait…
Finalement, c’est du jugement de soi qu’il s’agit, de la question de l’échec, du bide et de tout ce qui en découle.

On partage de nouveau le repas avec notre hôte, et le lendemain on recommence, on tourne les crêpes (et oui puisque pour la tournée d’automne, les spectacles sont en après-midi, on sert des crêpes!).
On s’y remet tôt parce que le premier spectacle commence à 15H.
Mais pour accueillir le public, Chantal est là avec sa clarinette.


Pas mal d’enfants pour ce premier spectacle.
C’est « Paradox » qui commence, il s’emmêle dans son rouleau de scotch, finit par tomber à la renverse ce qui fait éclater de rire les plus jeunes.
Puis ça se complique, ça parle de paradoxes, de vie, de mort… Les enfants ne comprennent pas tout mais ce personnage les fait rire par son manière drôlement étrange de parler.

Entre les deux spectacles, mamie Récup’ est là pour papoter avec tout le monde, elle parle de sa famille, cette bande de jeunes qui bat la campagne de village en village, et puis elle présente les spectacles et répond aux questions du public. Cette fois-ci, il y a des curieux.ses, les questions fusent, la question centrale étant « comment vous arrivez à vivre de votre travail? ». Alors Mamie explique, le fait que chaque artiste doit se déclarer et donc que ça coute cher avec les charges, et qu’évidement, ce n’est pas avec un billet à 7 euros et un gradin de 20 personnes qu’on arrive à s’en sortir. Bref, le sujet est intéressant mais il est temps de laisser la place au spectacle suivant!


Malgré les gradins un peu trop vides, Thalie donne tout son cœur pour raconter son histoire, enfin celle de son grand père, et puis finalement, celle de toutes celles et ceux qui ont dû un jour quitter leur terre, se déraciner pour essayer de se replanter ailleurs.
Dans le public, dès le début, ça réagit, les spectateur.ices sont touché.es par le sujet, la question des frontières, être d’un côté ou de l’autre , avoir le droit ou non de passer cette ligne invisible…
A la fin du spectacle, ça continue un peu à discuter autour d’une tisane chaude, on commence à chanter notre « Sili » traditionnel et le public se met à chanter avec nous.

L’étape touche a sa fin mais on prend le temps de papoter autour d’un verre et de quelques cacahuètes avec Elodie, Anne Lise et quelques autres amis à elles. Il n’y a pas eu grand monde, pourtant Elodie avait mis des affiches, avait été mettre des flyers au marché, c’était aussi passé sur les réseaux… Encore une fois, on se demande ce qu’il faudrait faire pour s’améliorer sur la communication, mais l’accueil était si chaleureux que nous repartons avec un bon souvenir de cette étape à Orgibet.